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30 septembre 2007

Le crabe

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Vivre ou survivre,

Se laisser porter par la marée,

Être funambule sur une ficelle,

Acrobate sur son sommet du monde,

Choisir,

Grimper, vibrer, exister,

Vivre.

28 septembre 2007

Au pays du concours

 

Septembre de l’an 2006, je m’apprêtais à partir vivre une aventure qui devait me mener dans un autre monde. L’excitation était grande, à la hauteur de mes espoirs. Je préparai minutieusement ce périple, prenant en considération les différentes affaires nécessaires.

 

28 septembre de l’an 2006, le temps du départ avait sonné. Nous étions nombreux, l’excitation des concourensier était palpable, chacun savait que le voyage serai long et périlleux, mais tous nous n’avions qu’un but, arriver au bout du parcours. Une yole me fut attribuée, elle portait le nom Piou12.

Quelques jours de voyage  nous ont permis de prendre nos repères.

Quand brusquement à l’aube du 4 octobre de l’an 2006 nous atteignions Le  pays du concours. C’était une île placée au milieu du monde. Son approche était douce, mais dés le premier pied mis à terre nous avons compris ce qui nous attendait. Notre premier pédagogue ne nous ménagea pas, elle nous alerta, le chemin sera long, plein de rebondissement, on se devait d’être les meilleurs pour réussir, l’union fera la force du groupe. En effet, pour arriver au bout de l’aventure il nous faudra faire preuve de force, de respect, de doute, et posséder un p’tit brin de folie, vertu indispensable pour franchir les derniers mètres.

Nous avons cheminé longuement au milieu d’une végétation luxuriante pour atteindre le centre de l’île. Rapidement nous comprîmes que cette île était déconcertante. Sa végétation qui d’un premier abord ressemblait à bien d’autres connues, était en fait très particulière. Elle détenait, au moins trois espèces fantasque. La première, vivait au creux d’un lambeau très lugubre de l’île, nous ne pouvions l’éviter. Elle était au fin fond d’une forêt humide et sombre, mais si luxuriante, qu’un concourensier pouvait s’y perdre. La bête était là, tapie sous les feuilles, prête à bondir. Elle guettait l’étranger qui, attiré par le spectacle luxuriant de la végétation, se serait perdu dans ses méandres sordides. On ne pouvait pas la voir, elle se confondait à ce flamboyant papillon, à cette splendide azalée. Doucement, pour humer sa subtile odeur, on  s’approchait, et là, d’un mouvement trop vif pour être perceptible, elle pénétrait en nous. Nous sentions alors notre corps comme envahi, soumis à d’abominables tortures. Alors, assailli, nous contre-attaquions. Si le Reculon était vieux, nous pouvions nous en sortir, mais, s’il était jeune, la bataille était rude, et certain sont aujourd’hui toujours en train de se débattre. Lors de cette première étape, nous avons perdu quelques concourensiers, non qu’ils soient incapables de se sortir des griffes du Reculon, mais plutôt qu’ils aient  besoin de plus de temps pour le combattre.

La deuxième espèce était tout aussi espiègle. Nous la découvrîmes après un premier périple harassant. Elle vivait dans un lieu où, la lumière était cruelle. Elle vous attirait par la douceur de ses couchers de soleil, par la splendeur de ses lumières miroitantes, étincelantes. Mais sitôt le pas franchi dans son âtre, nous avons senti notre corps s’alourdir, soumit à une terrible apesanteur. L’humidité du sol nous envahissait progressivement. Ce sol, garni d’une végétation si plantureuse, cachait un terrible secret. Seul, un œil averti, aurait pu voir ses mystérieuses couleurs dessiner un chemin sinueux à travers ces graminées. Un seul petit  pas de travers et nous plongions dans les marécages. Et elle, elle était là, prête à assaillir nos pieds. Seul les branches du savoir pouvaient nous aider. L’arrêtetoi ne les supporte pas.

Le 29 mai de l’an 2007, de nouveau les pertes furent dures à accepter, malgré notre soutien, certains ne pouvaient continuer ce dur chemin, le but était proche, mais la fatigue et le doute trop intense avaient pris possessions de noble concourensiers.

Pour les autres le temps de la victoire était proche, nous approchions du centre de l’île. La dernière espèce vivait au cœur de l’île. Son royaume était une splendide demeure. Les murs, droits et verticaux, étaient le fruit d’une scrupuleuse et méticuleuse élaboration. Le toit y était forgé en branche du savoir. Elles avaient subi pour cela une imperceptible mais, interminable maturation. Les entrailles de cette demeure ruisselaient d’une multitude de petites ravines. L’air y était emprunt d’une délicieuse mélodie relaxante. Le kecébondereussir était là ; Oh ! Il ne nous a fait aucun mal! bien au contraire! Il s’est infiltré en nous, insinué dans toutes nos pensées, il a fortifié notre hardiesse. Il  nous a donné la force, le respect, le doute, et une graine de brin de folie pour se battre contre le Reculon ou l’arrêtetoi.

L’aventure fut longue et périlleuse.

29 juin de l’an 2007, aujourd’hui certains sont arrivés au bout du chemin, mais il reste à d’autres encore de nombreuses épreuves à traverser pour accéder au centre de l’île.

Cette aventure n’est pas finie, et chaque année nombreux sont les concourensiers à vouloir la vivre. Ce fut une belle aventure qui au delà des échecs, m’a donné un trésor inestimable. Un trésor que je me chargerai de cultiver, que je me chargerai de partager.

 

 

 

 

 

26 septembre 2007

Le secret des nuits noires (7)

Il fallut quelques jours à Marius pour regagner la maisonnée de la sorcière. Lorsqu’il arriva, elle l’attendait sur le seuil de la porte. Son regard vert et perçant le transporta à travers son périple.
Il comprit alors ce que signifiait ce vert, il saisit la provenance de cette douce chaleur qui l’avait accompagnée durant son périple.
Il venait de vivre une sacrée aventure, durant tout ce temps, il avait grandi, il avait mûri.
Pour sûr ses pieds ne le maintiendront plus au sol de la même manière maintenant.
De retour dans son village il fut accueilli comme un Homme, Les soirées avaient repris leur rythme, les étoiles pouvaient de nouveau guider ce peuple, aider les graines à germer.
Traèbice  avait été le témoin de ses profondes transformations, il l’avait vu grandir tout au long de son parcours, Marius avait fait preuve de patience, de courage, d’honnêteté. Il avait déposé quelques pierres sur son trajet, creusé quelques trous.
Il avait conscience que la présence en lui de ses amis l’avait porté, guidé et soutenu tout au long de son chemin.
Traèbice était devenu son ami, il avait su le conduire vers demain, vers la vie.
Quand la vie semble si dure, parfois on croise un grain de sable, parfois un sourire, parfois une main qui se tend et la vie peut  reprendre ses droits, parfois le néant et la vie, la vie alors...
Alors, Prendre soin de soi, aller vers soi.

22 septembre 2007

plume

5c086c4ac7794fdd38157f511ce76ef1.jpgVoltige,

Navigue,

Un brin par là,

Une miette par ici,

Au gré du vent,

Au gré des mots.

 

 

15 septembre 2007

Pris au piège


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Bateau sur la vase,

Pris au piège du sable,

Immobilité,

La marée, il attend.

 

12 septembre 2007

Le secret des nuits noires (6)

Marius reprit son chemin, il devait partir vers une nouvelle quête, il ne lui restait que peu de temps pour atteindre l'oliveraie. La feuille de chou lui indiquait  le chemin à prendre.

Bien que marchant à vive allure, Marius ne voulait rien manquer de ce qui l'entourait, il voulait enfuir au plus profond de lui chaque paysage, chaque image et chaque odeur qu'il croisait. Le sentier était bordé de chêne liège, Marius aimait sentir sous sa main la rugosité de son écorce. Un morceau, chez lui, servait de desserte pour les fruits. Son père l'avait taillé dans le chêne derrière la maison. Il sourit tendrement en pensant à ses proches. Alors qu'auparavant la seule idée de penser à eux l'emplissait d'un profond chagrin, là, aujourd'hui il sentait leur présence en lui. Il était heureux. Le chemin devenait de plus en plus abrupt. La chaleur de cette fin de matinée commençait à rendre le parcours difficile. Marius n'avait plus une seule goutte d'eau.

Le sentier bifurqua brusquement, il semblait vouloir contourner une barre rocheuse. Marius sentait la fatigue le gagner. Au-dessus de lui, il voyait des branches d'olivier dépasser du rocher, il avait soif, le soleil tapait fort, mais il ne pouvait pas s'arrêter, il devait avoir atteint l'oliveraie avant la tombée de la nuit. C'était aujourd'hui le dernier jour pour récolter les feuilles d'olivier.

Il vit le sentier qui continuait en longeant la barre rocheuse, il lui restait quelques kilomètres à parcourir. Un pas puis un autre, il avançait lentement.

Lorsque le chemin passait dans les éboulis, il glissait et chaque pas pouvait le faire redescendre un peu plus bas. Il puisait au fond de lui le courage d'avancer. Il voulait arriver là-haut. Il en oubliait la douleur dans les jambes, la sécheresse de sa bouche, une seule chose comptait, parvenir aux oliviers. 

Lorsqu'il atteint enfin l'oliveraie, le soleil brillait toujours, Marius ressentit un profond plaisir. Il avait réussi, il avait réussi à gravir cette barre rocheuse en allant au-delà de sa fatigue, de sa soif.

Il s'approcha de l'arbre central comme le lui indiquait la feuille de chou. Sur le tronc il vit alors une cigale. Elle s'était tue. C'était la première fois qu'il en voyait une. Il aimait cet insecte qui venait chanter durant l'été. Il l'avait imaginé tout autre, se parant de mille reflets. Il remarqua ses yeux, ils avaient de splendides marbrures vertes.

Tout en regardant la cigale, il ramassa les feuilles d'olivier, elle aussi semblait le regardait. Il était pensif, ces yeux, ce vert...

A suivre... 

07 septembre 2007

petit à petit

 

Un pas hésitant,

Une main qui se tend,
Une présence qui se sent ,

Un pas,un autre,

Une porte qui cède,
Un monde qui s’ouvre,

Un grand pas.

04 septembre 2007

Chemin faisant

Quand viennent les doutes,

Quand viennent les reproches,

La route semble longue,

S’en empare alors le sentiment de solitude.

 

Les paroles pleuvent,

Les critiques fusent,

La route semble morose,

S’en empare alors le sentiment de tristesse.

 

Mais quand les amis sont là,

Quand leur chaleur vous inonde,

La route semble rayonnante,

S’en empare alors le sentiment de douceur.

 

 

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