28 septembre 2007
Au pays du concours
Septembre de l’an 2006, je m’apprêtais à partir vivre une aventure qui devait me mener dans un autre monde. L’excitation était grande, à la hauteur de mes espoirs. Je préparai minutieusement ce périple, prenant en considération les différentes affaires nécessaires.
28 septembre de l’an 2006, le temps du départ avait sonné. Nous étions nombreux, l’excitation des concourensier était palpable, chacun savait que le voyage serai long et périlleux, mais tous nous n’avions qu’un but, arriver au bout du parcours. Une yole me fut attribuée, elle portait le nom Piou12.
Quelques jours de voyage nous ont permis de prendre nos repères.
Quand brusquement à l’aube du 4 octobre de l’an 2006 nous atteignions Le pays du concours. C’était une île placée au milieu du monde. Son approche était douce, mais dés le premier pied mis à terre nous avons compris ce qui nous attendait. Notre premier pédagogue ne nous ménagea pas, elle nous alerta, le chemin sera long, plein de rebondissement, on se devait d’être les meilleurs pour réussir, l’union fera la force du groupe. En effet, pour arriver au bout de l’aventure il nous faudra faire preuve de force, de respect, de doute, et posséder un p’tit brin de folie, vertu indispensable pour franchir les derniers mètres.
Nous avons cheminé longuement au milieu d’une végétation luxuriante pour atteindre le centre de l’île. Rapidement nous comprîmes que cette île était déconcertante. Sa végétation qui d’un premier abord ressemblait à bien d’autres connues, était en fait très particulière. Elle détenait, au moins trois espèces fantasque. La première, vivait au creux d’un lambeau très lugubre de l’île, nous ne pouvions l’éviter. Elle était au fin fond d’une forêt humide et sombre, mais si luxuriante, qu’un concourensier pouvait s’y perdre. La bête était là, tapie sous les feuilles, prête à bondir. Elle guettait l’étranger qui, attiré par le spectacle luxuriant de la végétation, se serait perdu dans ses méandres sordides. On ne pouvait pas la voir, elle se confondait à ce flamboyant papillon, à cette splendide azalée. Doucement, pour humer sa subtile odeur, on s’approchait, et là, d’un mouvement trop vif pour être perceptible, elle pénétrait en nous. Nous sentions alors notre corps comme envahi, soumis à d’abominables tortures. Alors, assailli, nous contre-attaquions. Si le Reculon était vieux, nous pouvions nous en sortir, mais, s’il était jeune, la bataille était rude, et certain sont aujourd’hui toujours en train de se débattre. Lors de cette première étape, nous avons perdu quelques concourensiers, non qu’ils soient incapables de se sortir des griffes du Reculon, mais plutôt qu’ils aient besoin de plus de temps pour le combattre.
La deuxième espèce était tout aussi espiègle. Nous la découvrîmes après un premier périple harassant. Elle vivait dans un lieu où, la lumière était cruelle. Elle vous attirait par la douceur de ses couchers de soleil, par la splendeur de ses lumières miroitantes, étincelantes. Mais sitôt le pas franchi dans son âtre, nous avons senti notre corps s’alourdir, soumit à une terrible apesanteur. L’humidité du sol nous envahissait progressivement. Ce sol, garni d’une végétation si plantureuse, cachait un terrible secret. Seul, un œil averti, aurait pu voir ses mystérieuses couleurs dessiner un chemin sinueux à travers ces graminées. Un seul petit pas de travers et nous plongions dans les marécages. Et elle, elle était là, prête à assaillir nos pieds. Seul les branches du savoir pouvaient nous aider. L’arrêtetoi ne les supporte pas.
Le 29 mai de l’an 2007, de nouveau les pertes furent dures à accepter, malgré notre soutien, certains ne pouvaient continuer ce dur chemin, le but était proche, mais la fatigue et le doute trop intense avaient pris possessions de noble concourensiers.
Pour les autres le temps de la victoire était proche, nous approchions du centre de l’île. La dernière espèce vivait au cœur de l’île. Son royaume était une splendide demeure. Les murs, droits et verticaux, étaient le fruit d’une scrupuleuse et méticuleuse élaboration. Le toit y était forgé en branche du savoir. Elles avaient subi pour cela une imperceptible mais, interminable maturation. Les entrailles de cette demeure ruisselaient d’une multitude de petites ravines. L’air y était emprunt d’une délicieuse mélodie relaxante. Le kecébondereussir était là ; Oh ! Il ne nous a fait aucun mal! bien au contraire! Il s’est infiltré en nous, insinué dans toutes nos pensées, il a fortifié notre hardiesse. Il nous a donné la force, le respect, le doute, et une graine de brin de folie pour se battre contre le Reculon ou l’arrêtetoi.
L’aventure fut longue et périlleuse.
29 juin de l’an 2007, aujourd’hui certains sont arrivés au bout du chemin, mais il reste à d’autres encore de nombreuses épreuves à traverser pour accéder au centre de l’île.
Cette aventure n’est pas finie, et chaque année nombreux sont les concourensiers à vouloir la vivre. Ce fut une belle aventure qui au delà des échecs, m’a donné un trésor inestimable. Un trésor que je me chargerai de cultiver, que je me chargerai de partager.
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13 juillet 2007
douceur des vacances
Dans le jardin qui longe le bord de la mer, j'aime me reposer calmement. On entend les oiseaux chanter et les cigales qui dans leur parade nuptiale enivrent nos oreilles. Le soir venu, le potager se réveille, encore ensuqué par la chaleur lourde de cette journée d'été. Le magnifique pied de courgette qui est assoiffé demande à tue-tête de l'eau fraîche, celle qui provient de la source, sa fleur est attentive, elle sait que bientôt nous la transformerons en un plat goûteux. Ils attendent cela paisiblement et chacune des visites au potager est un espoir pour les légumes de venir sublimer notre palais. Le basilic qui délivre son merveilleux parfum a de somptueuses petites feuilles, celles-là même qui accompagnent majestueusement la tomate et la mozzarella, l'ail venant quant à lui sublimer cette ode aux arômes. En plein été l'olivier est là, fier comme un bartabant, ces minuscules fleurs se sont transformées en de belles petites olives, il leur faudra encore du temps avant de finir leur lente maturation. Les jours de pêche, sont des jours à part. Nous partons très tôt le matin dans la petite barque. Je souhaite qu'elle parte loin mais, surtout que l'on pèche de belles girelles royales et des rascasses, des castagnoles, des petits mulets, mais c'est aussi le plaisir d'être là tout simplement, de voir au loin le rivage, de passer du temps tranquillement. De retour, dans la cuisine, après ses longues heures de pèche, la cuisinière prépare la soupe de poisson. Elle cuit en libérant des parfums enivrants. Je m'étonne toujours de ce qu'est devenu notre petite pèche et je garde un souvenir particulier de cette soupe festive qui embaume l'odeur des vacances, qui résonne du rire des enfants, qui me plonge dans la douceur de l'enfance.
C L moucheron
10:05 Publié dans récit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11 juillet 2007
belle abeille
Une histoire est faite pour être lue, car si l’on écrit c’est incontestablement dans le but d’être lu.
Un jour, pas un jour comme les autres, non !!!, un jour bien particulier, un de ces jours où le soleil brille tout là-haut dans le ciel, un de ces jours où le chant des cigales
se mêle au piaillement des oiseaux, où l’odeur du thym
et de la lavande
enivrent nos narines, c’était un de ces jours, où, ce minuscule petit être décida de venir au monde. Les fleurs
n’avaient plus qu’à produire le plus délicieux des nectars, leurs couleurs chatoyantes allaient sans nul doute attirer cette splendide abeille.
Minuscule, mais déjà très habile, elle sortit de son alvéole. Un à un, elle franchit les obstacles qui devaient la conduire au bord de la ruche. Là, sur le bord, prête à s’envoler elle déploya ses ailes. Majestueuse, somptueuse dans sa splendide robe jaune et noire, elle voulait s’envoler, mais ce noble instant tourna au drame. Une de ses ailes, celles qui devaient lui permettre de voler dans le vent, de récolter le subtil pollen des fleurs, de contempler du ciel notre douce terre, une de ses ailes ne put se développer. Le moment fut tragique, la pauvre abeille sentit les larmes perler sur le bord de ses yeux. Marius Lebourdon
avait vu la scène du haut du figuier
, il ne pouvait se résigner à laisser l’abeille dans un tel désarroi. Une cohorte de bourdons vint au secours de l’abeille. L’ambiance était enflammée et chacun apporta de quoi réparer cette aile. Même le vieux bourdon participa à ce magnifique acte de solidarité.![]()
C’est cette union qui permit à l’abeille de prendre pour la première fois son envol.
C L Moucheron
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09 juillet 2007
Au pays du concours
Le pays du concours détient, dans sa végétation, au moins trois espèces différentes. La première, vit au creux d’un lambeau très lugubre de l’île, au fin fond d’une forêt humide et sombre, mais si luxuriante, qu’un concourensier pourrait s’y perdre. La bête est là, tapie sous les feuilles, prête à bondir. Elle guette l’étranger qui, attiré par le spectacle luxuriant de la végétation, se serait perdu dans ses méandres sordides. Vous ne la voyez pas, elle se confond à ce flamboyant papillon, à cette splendide azalée. Doucement, pour humer sa subtile odeur, vous vous approchez, et là, d’un mouvement trop vif pour être perceptible, elle pénètre en vous. Vous sentez votre corps comme envahi, soumis à d’abominables tortures. Alors, assailli, vous contre-attaquez. Si le Reculon est vieux, vous pourrez vous en sortir, mais, s’il est jeune, la bataille sera rude.
La deuxième espèce est tout aussi espiègle. Elle vit dans un lieu où, la lumière est cruelle. Elle vous attire par la douceur de ses couchers de soleil, par la splendeur de ses lumières miroitantes, étincelantes. Mais sitôt le pas franchi dans son âtre, vous sentez votre corps s’alourdir, soumit à une terrible apesanteur. L’humidité du sol vous envahit progressivement. Ce sol, garni d’une végétation si plantureuse, cache un terrible secret. Seul, un œil averti, aurait pu voir ses mystérieuses couleurs dessiner un chemin sinueux à travers ces graminées. Un seul petit pas de travers et vous plongez dans les marécages. Et elle, elle est là, prête à assaillir vos pieds. Seul les branches du savoir pourront vous aider. L’arrêtetoi ne les supporte pas.
Une des dernières espèces vit au cœur de l’île. Son royaume est une splendide demeure. Les murs, droits et verticaux, sont le fruit d’une scrupuleuse et méticuleuse élaboration. Le toit y est forgé en branche du savoir. Elles ont subi pour cela une imperceptible mais, interminable maturation. Les entrailles de cette demeure ruissellent d’une multitude de petites ravines. L’air y est emprunt d’une délicieuse mélodie relaxante. Le kecébondereussir est là ; Oh ! Il ne vous fera aucun mal! bien au contraire! Il va s’infiltrer en vous, s’insinuer dans toutes vos pensées, fortifier votre hardiesse. Il va vous donner la force, le courage de vous battre contre le Reculon ou l’arrêtetoi, si jamais vous les rencontriez de nouveau.
C L Moucheron
20:00 Publié dans récit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 juillet 2007
Le suprême artichaut

C’est durant une promenade sur des capucines que je trouvais l’objet qui devait à jamais changer ma vie : une délicate graine d’artichaut, d’un violet pourpre digne des palais impériaux. La capucine qui me la donna, une vieille capucine aux couleurs chatoyantes, m'a raconté qu’un léger souffle de vent l’avait déposé sur sa pétale. Elle me demanda d’en prendre grand soin, c’était selon elle une sorte de talismatlas. Je la déposais donc dans mon germoir. Après de longues heures d’attente, mes efforts furent récompensés par la germination de la graine. Sur la première feuille, je découvris une minuscule carte de géographie. Il y était dessiné clairement un chemin étroit, des parterres de fleurs, des rigoles d’eau et une région nourricière. C'était sans aucun doute, au regard de
la description donnée par un de mes ancêtres, le pays des artichauts.
Moi Oscar Marius Lepuceron je décidais de partir pour le pays des artichauts. Après un long voyage, je découvris enfin l’objet de mes rêves. C’était un de ces anciens potagers où les plantes étaient rangées, alignées, et pourtant mêlées les unes aux autres dans un enchevêtrement ordonné.
J’appris à connaître chacune de ces plantes, elles produisaient une délicieuse nourriture, mais ce que j’appris surtout c’est qu’un long processus leur avait été nécessaire pour se transformer en de magnifiques plantes. Toutes s’étaient retrouvées un jour dans la terre. Le vent, les insectes, la main de l’homme, les avaient faites voyager. La pluie avait déversé une eau fraîche et limpide qui leur avait permis de germer. La terre les nourrissait et les faisait grandir. Le potager était ainsi un espace splendide. Le parfum, la couleur des fleurs et des légumes lui donnaient un air magique. Le vert de la courgette, le blanc de la fleur du petit pois, le rose du radis qui sort le bout de son nez de la terre, le bleu du bleuet, le rouge de la groseille, toutes ces plantes transformaient un lopin de terre en un tableau féerique.
Ce fut au fond du potager que je remarquai brusquement l’artichaut. Il était là tranquille, il profitait des rayons du soleil pour grandir encore et toujours. Je m’approchais de lui doucement, il avait des feuilles majestueuses, son cou droit lui donnait un air de roi. Dans le recoin d’une de ses feuilles je découvris une demoiselle, elle avait élu domicile dans le feuillage de l’artichaut. Nous fîmes connaissance et après de longues semaines j’osai un soir l’inviter à contempler le ciel étoilé d’une fraîche soirée d’automne. C'est ainsi qu'une rencontre qui, au demeurant, peut sembler bien banale devint pour Oscar Marius Lepuceron un événement qui changea sa vie. Ils vécurent longtemps dans ce monde paradisiaque et peut être les avez vous croisés lors d'une de vos promenades.
C L Moucheron
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