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23 mars 2008
L'espérance
J'ai ancré l'espérance
Aux racines de la vie
*
Face aux ténèbres
J'ai dressé des clartés
Planté des flambeaux
A la lisière des nuits
*
Des clartés qui persistent
Des flambeaux qui se glissent
Entre ombres et barbaries
*
Des clartés qui renaissent
Des flambeaux qui se dressent
Sans jamais dépérir
*
J'enracine l'espérance
Dans le terreau du cœur
J'adopte toute l'espérance
En son esprit frondeur.
Poème publié dans l'anthologie Une salve d'avenir. L'espoir, anthologie poétique, parue chez Gallimard en Mars 2004
08:55 Publié dans Andrée Chedid | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : andrée chedid, l'espérance
19 mars 2008
CAPITAINE TORY
CAPITAINE TORY
Il balança sa lanterne trois fois et la goélette apparut lentement.
Bien avant cela, au rythme des oscillations, le capitaine Tory, vieux loup des mers, avait fait surgir dans la plaine une ville portuaire. Probable souvenir des ses lointaines escapades, elle ressemblait à s’y méprendre à Sausey. Il y avait fait escale en 1968. Depuis, des années étaient passées, voila plus de vingt ans qu’il n’avait pas navigué. Maintenant, il vivait paisiblement au fin fond de l’Écosse, paisiblement jusqu’au jour où…
C’était un mardi de décembre, il arpentait les rues, flânant dans les brocantes quand soudain son regard fut attiré par un objet : une lanterne, vieille, usée par le temps, rouillée par l’eau salée. Elle n’avait rien pour plaire et pourtant ses yeux ne pouvaient s’en détacher. Il la saisit.
- Combien ?, dit-il d’un ton monocorde
- 5 sterling, répondit le vendeur
Il fouina dans sa besace, en sortit les pièces, qu’il tendit au vendeur.
De retour chez lui, il posa la lanterne sur le buffet face à la porte. Assis dans son fauteuil, le regard perdu, les souvenirs surgirent : les longues soirées d’hiver où il avait conté à son fils puis à son petit-fils les légendes qui entouraient la lanterne que lui-même n’avait jamais vue, les lointains voyages et ces marins rencontrés d’escale en escale.
Oscar, le marin de l’Oliban avait été le premier à lui parler de la mystérieuse lanterne, mais c’était Marius, un vieux marin qui fumait sa pipe toujours assis, au pied du phare, le regard perdu au loin dans l’immensité de la mer, qui l’avait mis en garde : la lanterne pouvait être aussi source de malheur ne cessait-il de dire.
La nuit était tombée depuis peu, le feu crépitait dans l’âtre, le chat ronronnait enroulé dans le vieux caban du capitaine, la soupe fumait, la porte s’ouvrit brusquement laissant apparaître un visage rougi par la rudesse de l’hiver. C’était Mattew.. Le visage du capitaine s’éclaira. Mattew reconnut la lanterne, objet qui revenait si souvent dans les histoires que contait Granpa.
Ils savaient ce qu’ils allaient faire. Le froid de la nuit, l’absence des étoiles, l’heure déjà avancée, rien ne les arrêterait.
Dans le pré, derrière la maison, le capitaine commença à balancer la lanterne, le port apparut, les lumières des maisons se mirent à briller, à la troisième oscillation la goélette se dévoila . Il se souvint alors des paroles prononcées par le vieux Marius. Il saisit précipitamment l’avant bras de Mattew, ne surtout pas franchir la balustrade.
09:10 Publié dans Atelier d'écriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les mystÈre d'harris burdick, atelierd'écriture
10 mars 2008
L'autre
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Andrée Chedid |
10:25 Publié dans Andrée Chedid | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : printemps des poètes, éloge à l'autre, andrée chedid
06 mars 2008
Sans Titre
Celle-là a peur
Celle-ci comprend
Celle-là entend.
Celle-ci écoute.
Celle-là a trop chaud ou trop froid,
elle se cache, s’enfuit parfois
Elle n’est peut-être même pas là….
Celle-ci trébuche, doute, pleure et sourit
Celle-là, on ne sait pas ce qu’elle vit
mais Elle est là !
Elle doit tenir pour Eux ou peut-être pour lui.
Elle qui ne dit rien, qui ne demande rien.
Elle se fendille de toutes parts
Elle est prête à tomber
Elle…
Comment tient-elle ?
Lolotte
17:56 Publié dans poèmes d'ami(e)s | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : elle
05 mars 2008
Vague
Eloge à la mer
Suavité d'une vague,
Courtisant furtivement le rivage,
Eveil du galet avide,
Onde déferlant sur la mer vierge,
Houle nébuleuse,
Excitant la grève assoupie,
Tourment du phare fouetté,
Onde bourdonnant dans l’abîme,
Et le soleil se léve.
08:49 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éloge de l'autre, mer, poème