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07 août 2007

Le secret des nuits noires (4)

L’heure était venue de redescendre, Il lui fallait aller chercher au Baou de saint Place, de la lavande. Marius devait la ramasser à une heure précise sans quoi elle n’aurait plus aucun pouvoir magique.

Il avait une longue route, le vent soufflait et emportait avec lui les effluves des herbes aromatiques qui l’entouraient. Le chemin qu’il empruntait était bordé de lavande, une multitude d’abeilles voltigeait, ivre du nectar des fleurs.

Il lui suffisait de se baisser pour  ramasser autant de brins qu’il le désirait. Il continua son chemin.

Tout en marchant, Marius pensait ; il se souvenait de sa vie à Péailles, et de son guide, comme il l’appelait, cet homme qui lui avait appris tant de choses et pour lequel, il avait un profond respect. Jour après jour, il était là, Marius savait qu’il pouvait compter sur lui. Tout comme le renard et le petit Prince, ils s’étaient apprivoisés, avec beaucoup de pudeur. Traébice laissait Marius cheminer à son rythme, il était là. Une amitié était née, mais Marius avait peur : Traébice était un sage au village, respecté de tous, Marius n’était qu’un troll. Il avait encore tant à apprendre. Traébice le sentait bien, par moment Marius s’éloignait, se renfermait. Il n’osait pas avouer à Traébice ce qui le tourmentait. Il espérait que comme de multiples fois il lirait entre ses mots. Tout en pensant, Marius avait fait un long chemin, il était arrivé au Baou.

Il sortit son cadran du berger, c’était Traébice qui lui avait offert, il lui avait longuement expliqué comment l’utiliser. Grâce à ce cadran, Marius allait pouvoir ramasser la lavande comme le lui avait demandé la sorcière. Il s’installa  et le sortit, le mit en place : il n’était que dix-huit heures, Marius avait une heure à attendre, alors il repartit dans ses pensées.

A son retour il fallait qu’il explique à Traébice ce qui le tourmentait. Il lui parlerait, sous l'arbre à palabres, avec ses mots et Traébice comprendrait, il en était persuadé.

Il regarda de nouveau son cadran. Il indiquait dix-neuf heures. Il était temps de récolter la lavande, elle avait une odeur particulière, une forte odeur de sérénité. Marius savait qu'il trouverait les bons mots.

A suivre...

 

Commentaires

Bonne route à Marius!
Les mots qu'il cherche sont peut-être sur le bord de son chemin...

Ecrit par : la bacchante | 07 août 2007

Tréabice montre la voie à Marius... Tollote et Shric l'aideront sur le chemin.... ;o)
Ainsi va l'amitié....

Ecrit par : Chris | 07 août 2007

Et on aura la fin d'ici l'automne?

Ecrit par : ekwerkwe | 25 août 2007

Ekwerkwe : oui je crois, voici un nouveau chapitre en tout cas

Ecrit par : moucheron | 26 août 2007

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