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09 juillet 2007
Au pays du concours
Le pays du concours détient, dans sa végétation, au moins trois espèces différentes. La première, vit au creux d’un lambeau très lugubre de l’île, au fin fond d’une forêt humide et sombre, mais si luxuriante, qu’un concourensier pourrait s’y perdre. La bête est là, tapie sous les feuilles, prête à bondir. Elle guette l’étranger qui, attiré par le spectacle luxuriant de la végétation, se serait perdu dans ses méandres sordides. Vous ne la voyez pas, elle se confond à ce flamboyant papillon, à cette splendide azalée. Doucement, pour humer sa subtile odeur, vous vous approchez, et là, d’un mouvement trop vif pour être perceptible, elle pénètre en vous. Vous sentez votre corps comme envahi, soumis à d’abominables tortures. Alors, assailli, vous contre-attaquez. Si le Reculon est vieux, vous pourrez vous en sortir, mais, s’il est jeune, la bataille sera rude.
La deuxième espèce est tout aussi espiègle. Elle vit dans un lieu où, la lumière est cruelle. Elle vous attire par la douceur de ses couchers de soleil, par la splendeur de ses lumières miroitantes, étincelantes. Mais sitôt le pas franchi dans son âtre, vous sentez votre corps s’alourdir, soumit à une terrible apesanteur. L’humidité du sol vous envahit progressivement. Ce sol, garni d’une végétation si plantureuse, cache un terrible secret. Seul, un œil averti, aurait pu voir ses mystérieuses couleurs dessiner un chemin sinueux à travers ces graminées. Un seul petit pas de travers et vous plongez dans les marécages. Et elle, elle est là, prête à assaillir vos pieds. Seul les branches du savoir pourront vous aider. L’arrêtetoi ne les supporte pas.
Une des dernières espèces vit au cœur de l’île. Son royaume est une splendide demeure. Les murs, droits et verticaux, sont le fruit d’une scrupuleuse et méticuleuse élaboration. Le toit y est forgé en branche du savoir. Elles ont subi pour cela une imperceptible mais, interminable maturation. Les entrailles de cette demeure ruissellent d’une multitude de petites ravines. L’air y est emprunt d’une délicieuse mélodie relaxante. Le kecébondereussir est là ; Oh ! Il ne vous fera aucun mal! bien au contraire! Il va s’infiltrer en vous, s’insinuer dans toutes vos pensées, fortifier votre hardiesse. Il va vous donner la force, le courage de vous battre contre le Reculon ou l’arrêtetoi, si jamais vous les rencontriez de nouveau.
C L Moucheron
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